Le diabète

Le diabète

Qu’est-ce que c’est ?

Le diabète sucré est une élévation excessive du taux de sucre dans le sang (la glycémie).

On parle de diabète lorsque :

  • La glycémie à jeun est supérieure à 1,26 g/l (ou 7 mmol/L) à deux dosages
  • La glycémie à n’importe quel moment de la journée est supérieure à 2 g/l (ou 11 mmol/L)

Il s’agit d’une maladie chronique, d’autant plus sournoise qu’elle est indolore et donne rarement des symptômes. Toutefois, les conséquences de cet excès de sucre peuvent être sérieuses car de nombreux organes comme le cœur, les artères, les reins et les yeux risquent d’être touchés.

 

Il existe deux types principaux de diabète. Le plus fréquent est le diabète de type 2, qui atteint l’adulte : souvent lié à une prédisposition familiale, ce diabète est favorisé par le surpoids et la sédentarité qui augmentent la résistance de l’organisme à l’insuline (hormone de régulation de la glycémie). Il est traité par une alimentation équilibrée, l’activité physique, des comprimés et parfois des injections.
Le diabète de type 1 est beaucoup plus rare, il survient plus souvent chez l’enfant ou le jeune adulte : caractérisé par un manque d’insuline, il nécessite obligatoirement des injections quotidiennes d’insuline.

La surveillance de l’équilibre du diabète se fait par le dosage régulier de l’hémoglobine glyquée (HbA1c). Ce taux est le reflet de toutes les glycémies sur 3 mois. Une HbA1c proche de 7% est l’objectif le plus fréquent pour rester en bonne santé lorsque l’on est diabétique.

Quelles sont les conséquences du diabète ?

Un taux de sucre élevé pendant plusieurs années va altérer de manière irréversible le fonctionnement de nombreux organes :

  • Le cœur : l’excès de sucre prédispose à « l’encrassement » des artères du cœur et expose à des complications comme l’angine de poitrine ou l’infarctus du myocarde
  • Les artères : l’athérosclérose peut se développer dans toutes les autres artères, conduisant en particulier à l’artérite des membres inférieurs qui se traduit au début par des douleurs musculaires à la marche ; si les artères du cou ou du cerveau sont touchées, le risque d’attaque cérébrale est augmenté
  • Les yeux : l’atteinte des petites artères de la rétine peut conduire progressivement à la cécité
    Le diabète est la 1e cause de cécité en France
  • Les reins : l’atteinte des reins expose à l’insuffisance rénale
    Le diabète est la 1e cause de dialyse en France
  • Les nerfs : l’atteinte des nerfs s’appelle une neuropathie. Elle se manifeste par une diminution de la sensibilité et/ou par des douleurs rebelles, en particulier dans les pieds
  • Les pieds : en cas de diminution de la sensibilité, les points d’appuis sont modifiés et un risque de plaie survient (mal perforant plantaire) ; ces plaies peuvent être très sévères, surtout si le diabète est déséquilibré ou qu’il existe de l’artérite, jusqu’à nécessiter des amputations

Comment éviter les complications du diabète ?

Toutes ces complications ne sont pas une fatalité. Si on ne peut habituellement pas guérir du diabète, on peut en changer l’évolution en modifiant son hygiène de vie et en suivant les traitements proposés par le médecin.

Un suivi régulier est indispensable, car le diabète a une tendance naturelle a évoluer au fil des années.
Il faut aussi savoir que, si les complications du diabète sont toutes indolores au début, il est essentiel de les dépister tôt car elles peuvent alors être traitées.

Le suivi comprend :

  • Prise de sang tous les 3 à 4 mois (HbA1c)
  • Contrôle annuel de l’état de santé (prise de sang, contrôle d’urine, auscultation, électrocardiogramme…)
  • Contrôle des yeux tous les 1 à 2 ans
  • Contrôle régulier des autres facteur de risque pour les artères (tension artérielle, cholestérol, tabagisme…)

Tout cela nécessite beaucoup de ténacité, mais l’enjeu est à la hauteur des efforts.

Peut-on éviter le diabète de type 2 ?

On peut éviter le diabète (ou retarder sa survenue), en ayant :

 

 

  • Une alimentation équilibrée, riche en légumes et fruits
  • Une activité physique régulière
  • Un poids en rapport avec sa stature
  • Une baisse même modérée du poids si l’on est en surpoids

Pour en savoir plus


VIDÉO

Le pied diabétique par le Dr Roxane Ducloux, diabétologue et endocrinologue à l’Hôpital Européen Georges-Pompidou (AP-HP)